"J'étais sur la route toute la sainte journée"... Après tout, puisque Gérald De Palmas le chante, il n'y a pas de raison que je ne l'écrive pas... En ce moment, c'est un peu mon cas... dans le cadre de la relève et de la prise en compte des systèmes sur les différents sites (je ne suis tout de même pas là QUE pour faire du tourisme... ! Mais bon, quant à être sur la route, autant observer, regarder comment vivent les gens d'ici. C'est ainsi que nous avons eu l'occasion de croiser les enfants qui sortaient de l'école. Ils rentraient chez eux, à quelque distance de là vu qu'il n'y avait pas d'habitation proche de l'endroit d'où ils venaient. Par petits groupes, emmitouflés comme ils pouvaient, ils étaient sur cette route battue par la pluie, les pieds humides pour certains, mais comme tous les enfants de leur âge, riant, plaisantant ou tout simplement discutant. Aucun adulte n'était venu les attendre. Ils étaient livrés à eux-mêmes et, pour certains, auraient un long chemin à faire, petites jambes oblige. Mais peu importe. Beaucoup levèrent la main pour nous faire ce signe international qui souhaite "Bonjour", certains le prononçant même comme ils pouvaient. Quelques uns pour demandèrent des sucreries, pendant que d'autres nous firent signe qu'ils avaient faim. Nous en vîment jouer au foot, au milieu des flaques éparses de terrains vagues ou sur des chemins boueux ; alors que d'autres jouaient à chat, des sandales en plastique comme seules chaussures, les pieds trempés par 0°... Mais, comme éternelle, cette insouciance de l'enfant de leur âge qui ne connaît rien d'autre, la vie dans le regard de la plupart d'entre eux... C'est pour eux que nous sommes là...
"J'étais sur la route toute la sainte journée"... Après tout, puisque Gérald De Palmas le chante, il n'y a pas de raison que je ne l'écrive pas... En ce moment, c'est un peu mon cas... dans le cadre de la relève et de la prise en compte des systèmes sur les différents sites (je ne suis tout de même pas là QUE pour faire du tourisme... ! Mais bon, quant à être sur la route, autant observer, regarder comment vivent les gens d'ici. C'est ainsi que nous avons eu l'occasion de croiser les enfants qui sortaient de l'école. Ils rentraient chez eux, à quelque distance de là vu qu'il n'y avait pas d'habitation proche de l'endroit d'où ils venaient. Par petits groupes, emmitouflés comme ils pouvaient, ils étaient sur cette route battue par la pluie, les pieds humides pour certains, mais comme tous les enfants de leur âge, riant, plaisantant ou tout simplement discutant. Aucun adulte n'était venu les attendre. Ils étaient livrés à eux-mêmes et, pour certains, auraient un long chemin à faire, petites jambes oblige. Mais peu importe. Beaucoup levèrent la main pour nous faire ce signe international qui souhaite "Bonjour", certains le prononçant même comme ils pouvaient. Quelques uns pour demandèrent des sucreries, pendant que d'autres nous firent signe qu'ils avaient faim. Nous en vîment jouer au foot, au milieu des flaques éparses de terrains vagues ou sur des chemins boueux ; alors que d'autres jouaient à chat, des sandales en plastique comme seules chaussures, les pieds trempés par 0°... Mais, comme éternelle, cette insouciance de l'enfant de leur âge qui ne connaît rien d'autre, la vie dans le regard de la plupart d'entre eux... C'est pour eux que nous sommes là...
Les dangers de la course à pied... au Kosovo
- par RV
le 25/01/2009 @ 14:42
La course, c'est bon pour plusieurs choses : ça détend les nerfs, ça permet de conserver la condition physique nécessaire au métier des armes, et accessoirement de perdre un peu de ventre... Sur le territoire, plusieurs parcours sont possibles hors du camp, mais il faut impérativement partir à 3 minimum. La consigne en soi n'est pas plus étrange que ça... Ce qui me semblait plus bizarre, c'est la remarque d'un collègue me faisant remarquer qu'il n'avait pas encore vu de meutes de chiens à 7 individus jusqu'alors, et qu'il venait d'en apercevoir une le long de l'enceinte... L'interrogeant sur le pourquoi de cette remarque, il me fit remarquer que, la neige étant tombée depuis 4 semaines, les chiens n'avaient plus rien à manger, et qu'ils se rapprochaient de plus en plus du camp et des habitations pour trouver des détritus... Exagération, pensais-je... jusqu'à hier ! En effet, partant à 5 faire une petite trotte de 15 kilomètres, nous avons été pris à partie 3 fois par des meutes de chiens particulièrement tentés par des mollets tout frais et, ma foi, bien faits... Les chemins (ne pouvant les appeler routes) étant, heureusement pour nous, bien lotis en cailloux, nous avons réussi à les dissuader de nous croquer en leur balançant nos projectiles... Entre ça, les chaussures qui pèsent 2 kilos à chaque pied pour cause de boue particulièrement collante, les détritus et autres obstacles, on apprécie d'arriver à bon port entier... ! Par contre, rien d'étonnant de constater que les classes ne sont jamais complètes dans les écoles alentour, les enfants rejoignant pour la plupart ces lieux... à pied ! Coïncidence, ceux qui restent courent très vite...
La course, c'est bon pour plusieurs choses : ça détend les nerfs, ça permet de conserver la condition physique nécessaire au métier des armes, et accessoirement de perdre un peu de ventre... Sur le territoire, plusieurs parcours sont possibles hors du camp, mais il faut impérativement partir à 3 minimum. La consigne en soi n'est pas plus étrange que ça... Ce qui me semblait plus bizarre, c'est la remarque d'un collègue me faisant remarquer qu'il n'avait pas encore vu de meutes de chiens à 7 individus jusqu'alors, et qu'il venait d'en apercevoir une le long de l'enceinte... L'interrogeant sur le pourquoi de cette remarque, il me fit remarquer que, la neige étant tombée depuis 4 semaines, les chiens n'avaient plus rien à manger, et qu'ils se rapprochaient de plus en plus du camp et des habitations pour trouver des détritus... Exagération, pensais-je... jusqu'à hier ! En effet, partant à 5 faire une petite trotte de 15 kilomètres, nous avons été pris à partie 3 fois par des meutes de chiens particulièrement tentés par des mollets tout frais et, ma foi, bien faits... Les chemins (ne pouvant les appeler routes) étant, heureusement pour nous, bien lotis en cailloux, nous avons réussi à les dissuader de nous croquer en leur balançant nos projectiles... Entre ça, les chaussures qui pèsent 2 kilos à chaque pied pour cause de boue particulièrement collante, les détritus et autres obstacles, on apprécie d'arriver à bon port entier... ! Par contre, rien d'étonnant de constater que les classes ne sont jamais complètes dans les écoles alentour, les enfants rejoignant pour la plupart ces lieux... à pied ! Coïncidence, ceux qui restent courent très vite...
Carnet de route Kosovo - premières news
- par RV
le 25/01/2009 @ 14:05
"Ma chère maman, je suis bien arrivé à la guerre..." Je ne reprendrai pas forcément cette intro de Roland Magdane dans son sketch... Arrivé au Kosovo dans le cadre de l'opération Trident le 17 janvier 2009, mes premières impressions sont autres.
Posé à Pristina en provenance de Roissy, le contraste est frappant. Il ne tient pas dans le décor général, qui me fait penser à la région lyonnaise quittée la veille, mais dans l'aéroport dans un premier temps, avant de constater que la première impression est confirmée par la ville de Pristina que je traverse pour rejoindre l'état major KFOR... Des routes défoncées, une circulation qui fait la part belle au plus culotté, des échopes sales et ouvertes à tout vent... Une fois mes formalités d'arrivée partiellement terminées, direction Novo Selo (nord-ouest de Pristina, entre la capitale et Mitrovica). Les 20 minutes sur la seule route valable du territoire me laissent rêveur : un chien en train de dévorer un cadavre d'animal encore chaud, des maisons dont aucune ne semble terminée, des casses de voiture un peu partout, sans compter des épaves de véhicule tout bonnement abandonnées le long de la voie... A tel point que lorsque la question m'est posée sur mes impressions, la seule réponse que je puisse fournir est : "une impression d'inachevé..." J'ai l'impression de revoir un décor de mon enfance, les Vosges profondes (sans aspect péjoratif) au début des années 1960. Je vois des charrettes dans lesquelles trônent quelques personnes, tirées par des motoculteurs que conduisent fièrement leur propriétaire ; des charrettes à chevaux ; des piétons sur la chaussée et des chiens qui traversent pour débusquer une proie... le tout dans un décor superbement enneigé. Et là, la réflexion de mon prédécesseur : "la neige a du bon : elle cache la saleté..." Je m'apercevrai de la justesse de cette phrase trois jours plus tard, alors que les températures remontent au dessus de zéro et que la neige cède sa place... Des détritus partout, des sacs poubelles, des matelas sur le bord des chemins... Mais bon, malgré ce décor façonné par l'homme, il reste encore des lieux superbes, et une nature vierge dans beaucoup d'endroits...
"Ma chère maman, je suis bien arrivé à la guerre..." Je ne reprendrai pas forcément cette intro de Roland Magdane dans son sketch... Arrivé au Kosovo dans le cadre de l'opération Trident le 17 janvier 2009, mes premières impressions sont autres.
Posé à Pristina en provenance de Roissy, le contraste est frappant. Il ne tient pas dans le décor général, qui me fait penser à la région lyonnaise quittée la veille, mais dans l'aéroport dans un premier temps, avant de constater que la première impression est confirmée par la ville de Pristina que je traverse pour rejoindre l'état major KFOR... Des routes défoncées, une circulation qui fait la part belle au plus culotté, des échopes sales et ouvertes à tout vent... Une fois mes formalités d'arrivée partiellement terminées, direction Novo Selo (nord-ouest de Pristina, entre la capitale et Mitrovica). Les 20 minutes sur la seule route valable du territoire me laissent rêveur : un chien en train de dévorer un cadavre d'animal encore chaud, des maisons dont aucune ne semble terminée, des casses de voiture un peu partout, sans compter des épaves de véhicule tout bonnement abandonnées le long de la voie... A tel point que lorsque la question m'est posée sur mes impressions, la seule réponse que je puisse fournir est : "une impression d'inachevé..." J'ai l'impression de revoir un décor de mon enfance, les Vosges profondes (sans aspect péjoratif) au début des années 1960. Je vois des charrettes dans lesquelles trônent quelques personnes, tirées par des motoculteurs que conduisent fièrement leur propriétaire ; des charrettes à chevaux ; des piétons sur la chaussée et des chiens qui traversent pour débusquer une proie... le tout dans un décor superbement enneigé. Et là, la réflexion de mon prédécesseur : "la neige a du bon : elle cache la saleté..." Je m'apercevrai de la justesse de cette phrase trois jours plus tard, alors que les températures remontent au dessus de zéro et que la neige cède sa place... Des détritus partout, des sacs poubelles, des matelas sur le bord des chemins... Mais bon, malgré ce décor façonné par l'homme, il reste encore des lieux superbes, et une nature vierge dans beaucoup d'endroits...
un bonjour d'un handballeur (d'opérette)
- par thv
le 27/11/2008 @ 23:46
bonjour la famille GARCIA,
j'espère que votre installation et votre nouvelle étape de vie se passe bien
l'equipe des vieux se maintient malgré votre départ; nous conservons le cap
en courant ensemble le dimanche +tjs l'entrainement le vendredi.
le club a fait de nouvelles recrues mes 2 derniers enfants sont tombés aussi dans le hand ++++
Ecole des Pupilles de l'Air - France5 <p>Présentation de l'école des Pupilles de l'Air. Fondée en 1941 et basée à Montbonnot, c'est l'un des 6 lycées français de la défense. Reportage Isalia Petmezakis</p>
Ecole des Pupilles de l'Air - France5 <p>Présentation de l'école des Pupilles de l'Air. Fondée en 1941 et basée à Montbonnot, c'est l'un des 6 lycées français de la défense. Reportage Isalia Petmezakis</p>
"Il est interdit d'interdire"... Cette maxime de mai 68 peut faire sourire, mais elle est quand même révélatrice du côté "franchouillard" du comportement du quidam français... En effet, lorsqu'on parle d'interdit, c'est de manière à empêcher quelqu'un de faire quelque chose. Donc il ne doit y avoir que 2 options : ou il suit cette directive et ne fait pas l'action, ou il passe outre et se met donc en opposition. Ca, c'est ce qu'on attend dans n'importe quel pays, sauf en France où on trouve des nuances... Que penser, en effet, de ces subtilités que sont ces termes : - "Il est interdit de..." - "Il est formellement interdit de..." - "Il est strictement interdit de..." Pourrait-on y voir des notions de permissivité ou de danger ? Du style : - "Il est interdit de..." : C'est la loi, mais vous faites ce que vous voulez... - "Il est formellement interdit de..." : Attention, nous n'avez rigoureusement pas le droit, de par tel ou tel texte, et dans la forme dans laquelle vous vous engagez... - "Il est strictement interdit de..." : y verrait-on une notion de danger pour la personne qui serait tentée de braver l'interdiction... ?
Bref, même dans une situation qui devrait être clairement tranchée, il est prévu dès le départ un certain nombre de nuances... Comment s'en sortir et faire marcher tout le monde dans le même sens, à savoir le bien être de tous... ?
"Il est interdit d'interdire"... Cette maxime de mai 68 peut faire sourire, mais elle est quand même révélatrice du côté "franchouillard" du comportement du quidam français... En effet, lorsqu'on parle d'interdit, c'est de manière à empêcher quelqu'un de faire quelque chose. Donc il ne doit y avoir que 2 options : ou il suit cette directive et ne fait pas l'action, ou il passe outre et se met donc en opposition. Ca, c'est ce qu'on attend dans n'importe quel pays, sauf en France où on trouve des nuances... Que penser, en effet, de ces subtilités que sont ces termes : - "Il est interdit de..." - "Il est formellement interdit de..." - "Il est strictement interdit de..." Pourrait-on y voir des notions de permissivité ou de danger ? Du style : - "Il est interdit de..." : C'est la loi, mais vous faites ce que vous voulez... - "Il est formellement interdit de..." : Attention, nous n'avez rigoureusement pas le droit, de par tel ou tel texte, et dans la forme dans laquelle vous vous engagez... - "Il est strictement interdit de..." : y verrait-on une notion de danger pour la personne qui serait tentée de braver l'interdiction... ?
Bref, même dans une situation qui devrait être clairement tranchée, il est prévu dès le départ un certain nombre de nuances... Comment s'en sortir et faire marcher tout le monde dans le même sens, à savoir le bien être de tous... ?
La violence, aujourd'hui, est devenue tellement banalisée qu'on se focalise plus sur la claque qu'un parent met à son gamin que sur le fait que 50 jeunes tabassent à coup de batte de base ball un adulte dans la rue... Si on n'enlevait pas aux parents le droit de punir et de garder quelqu'autorité, peut-être que certains faits divers ne subsisteraient qu'au stade d'exceptionnel... A force de vouloir croire qu'un enfant est un être idéal et de retirer à tous les adultes qu'il cotoiera dans le cycle de son éducation, toute possibilité de le réprimander (quelque fois par une gifle) les jeunes perdent peu à peu une notion qu'ils réclament à tous et de toutes les façons possibles (souvent par la force...) : le Respect.
La violence, aujourd'hui, est devenue tellement banalisée qu'on se focalise plus sur la claque qu'un parent met à son gamin que sur le fait que 50 jeunes tabassent à coup de batte de base ball un adulte dans la rue... Si on n'enlevait pas aux parents le droit de punir et de garder quelqu'autorité, peut-être que certains faits divers ne subsisteraient qu'au stade d'exceptionnel... A force de vouloir croire qu'un enfant est un être idéal et de retirer à tous les adultes qu'il cotoiera dans le cycle de son éducation, toute possibilité de le réprimander (quelque fois par une gifle) les jeunes perdent peu à peu une notion qu'ils réclament à tous et de toutes les façons possibles (souvent par la force...) : le Respect.
"J'aime la politique quand elle a assez de vocation pour lutter contre les processus qui mènent à l'élimination..." (MC Solaar - La concubine de l'hémoglobine) J'aime le rap. Si, si, c'est vrai. Mais pour paraphraser Claude, "quand il a assez de vocation pour lutter contre les processus qui mènent à la normalisation". J'explique... J'aime le rap pour son côté "j'veux m'en sortir". Et c'était (à mon sens) le but des premiers rappeurs. Je suis peut être "vieux-jeu", mais un bon IAM, MC Solaar, et Doc Gynéco en passant par le Ministère Amer, ça me plaît. Mais trop de haine tue le message... On n'entend maintenant plus, dans les textes, que des messages négatifs. En résumé, tout est pourri, personne ne m'aime, je c pa lir ni aikrir mais je veux gagner 15000€ par mois en travaillant 30 minutes par semaine (un gros mois en perspective...) Et je passe sur "ma banlieue c'est la zone"... Si, au début, ces messages servaient à exprimer un malaise, c'est maintenant une pompe à pognon pour les rappeurs. N'y a-t-il aucun autre message que de faire du fric en rameuttant les ados dans une version totalement négative du monde ? Messieurs les rappeurs, votre vision de la société me fait rire, car vous parlez de la misère (et je serais tenté de dire que vous guidez vous mêmes une jeunesse crédule vers cette misère) tout en vous pavanant dans des voitures que je ne pourrai jamais me payer en travaillant comme je le fais, vous brassez des 000 dont je ne pourrai me faire que des auréoles en suant à essayer d'en aligner un dixième, et vous osez parler de la misère des banlieues... !? Osez plutôt le positif, à savoir "avoir la satisfaction de mériter ce qu'on gagne", "amener des solutions aux difficultés" au lieu de prôner l'assistanat ("Au lieu de vous demander ce que votre pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays" JF Kennedy... même si ce n'est que votre pays d'adoption...), et guider les jeunes qui vous idolâtrent vers la voie de la réussite en leur expliquant comment vous avez fait pour vous en sortir, plutôt que les entraîner sur la voie de la violence envers les institutions et envers des gens qui ne leur ont rien fait. Vous prêchez du négatif, de la violence en vous targuant de ne faire remonter que votre réalité. Je vous dis que tous les jours, d'autres ont exactement les mêmes problèmes, les mêmes préoccupations que votre public, et pourtant, ils essaient de s'en sortir par la voie de la dignité. Alors si vous voulez vraiment que les gens reprennent confiance, changez quelque peu votre discours, et arrêtez de vous mettre la tête dans le sac quand on vous pointe du doigt en vous accusant d'être partiellement responsables des situations de conflits ouverts dans les cités... Vous êtes des démagos, et cela beaucoup plus que certains politiques que vous fustigez dans vos textes. Il faut dire que, effectivement, vous risqueriez de rentrer un peu moins de pognon en changeant vos paroles... Et il serait tellement dommage que vous ne puissiez reverser les 80% de vos revenus aux habitants des banlieues, comme vous le faites tous les jours...
"J'aime la politique quand elle a assez de vocation pour lutter contre les processus qui mènent à l'élimination..." (MC Solaar - La concubine de l'hémoglobine) J'aime le rap. Si, si, c'est vrai. Mais pour paraphraser Claude, "quand il a assez de vocation pour lutter contre les processus qui mènent à la normalisation". J'explique... J'aime le rap pour son côté "j'veux m'en sortir". Et c'était (à mon sens) le but des premiers rappeurs. Je suis peut être "vieux-jeu", mais un bon IAM, MC Solaar, et Doc Gynéco en passant par le Ministère Amer, ça me plaît. Mais trop de haine tue le message... On n'entend maintenant plus, dans les textes, que des messages négatifs. En résumé, tout est pourri, personne ne m'aime, je c pa lir ni aikrir mais je veux gagner 15000€ par mois en travaillant 30 minutes par semaine (un gros mois en perspective...) Et je passe sur "ma banlieue c'est la zone"... Si, au début, ces messages servaient à exprimer un malaise, c'est maintenant une pompe à pognon pour les rappeurs. N'y a-t-il aucun autre message que de faire du fric en rameuttant les ados dans une version totalement négative du monde ? Messieurs les rappeurs, votre vision de la société me fait rire, car vous parlez de la misère (et je serais tenté de dire que vous guidez vous mêmes une jeunesse crédule vers cette misère) tout en vous pavanant dans des voitures que je ne pourrai jamais me payer en travaillant comme je le fais, vous brassez des 000 dont je ne pourrai me faire que des auréoles en suant à essayer d'en aligner un dixième, et vous osez parler de la misère des banlieues... !? Osez plutôt le positif, à savoir "avoir la satisfaction de mériter ce qu'on gagne", "amener des solutions aux difficultés" au lieu de prôner l'assistanat ("Au lieu de vous demander ce que votre pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays" JF Kennedy... même si ce n'est que votre pays d'adoption...), et guider les jeunes qui vous idolâtrent vers la voie de la réussite en leur expliquant comment vous avez fait pour vous en sortir, plutôt que les entraîner sur la voie de la violence envers les institutions et envers des gens qui ne leur ont rien fait. Vous prêchez du négatif, de la violence en vous targuant de ne faire remonter que votre réalité. Je vous dis que tous les jours, d'autres ont exactement les mêmes problèmes, les mêmes préoccupations que votre public, et pourtant, ils essaient de s'en sortir par la voie de la dignité. Alors si vous voulez vraiment que les gens reprennent confiance, changez quelque peu votre discours, et arrêtez de vous mettre la tête dans le sac quand on vous pointe du doigt en vous accusant d'être partiellement responsables des situations de conflits ouverts dans les cités... Vous êtes des démagos, et cela beaucoup plus que certains politiques que vous fustigez dans vos textes. Il faut dire que, effectivement, vous risqueriez de rentrer un peu moins de pognon en changeant vos paroles... Et il serait tellement dommage que vous ne puissiez reverser les 80% de vos revenus aux habitants des banlieues, comme vous le faites tous les jours...